
Pour conclure une année de flâneries et ouvrir 2025, je voulais réfléchir à l’espérance. Qu’est-ce que l’espérance ? Qu’est-ce qui la distingue d’une simple vision positive de la vie ? Du fait de voir le verre à moitié plein ?
Cela tombe bien, le pape François a déclaré une année jubilaire pour 2025 sur le thème de l’espérance, ce qui donne lieu à quelques textes très beaux sur le sujet. Le pape a notamment cette phrase qui explique bien l’espérance chrétienne : « Espérer, c’est attendre quelque chose qui nous est déjà donné : le salut dans l’amour éternel et infini de Dieu. […] Espérer, c’est savourer l’émerveillement d’être aimé, recherché, désiré par Dieu. »
Il y a donc un paradoxe dans cette espérance puisqu’il s’agit d’attendre quelque chose qui nous est déjà donné. Elle est à la fois un horizon et ce que nous possédons déjà. Ce paradoxe, je crois qu’il est indissociable d’une autre tension : l’espérance ne se cultive que dans un double mouvement d’accueil et d’action. L’espérance ne se situe ni uniquement dans l’un, ni uniquement dans l’autre. Elle se nourrit des deux. Elle est cette petite flamme qui anime le cœur de chaque être humain, et elle est cette hâte qui nous pousse à agir pour que les choses aillent mieux.
L’espérance n’est pas un tout définitif, malgré le salut déjà donné. Elle est faite, ici et maintenant, de plein de petits pas, de plein de petites espérances qui jalonnent nos vies. Cela nécessite aussi de ne pas oublier que le bien ne fait pas de bruit, pour ne pas désespérer !
J’aimerais finir sur une phrase du prêtre Paul Baudiquey, méditant la parabole du fils prodigue, que j’aime particulièrement. Il conclut sa méditation de cette façon : « Les vrais regards d’amour sont ceux qui nous espèrent ». Dans nos liens, l’espérance est une merveille qui nous permet de ne jamais porter de jugements arrêtés, de croire sans cesse que du meilleur est à venir. Comment se lever le matin si personne ne nous espère ? Parfois, il y aurait bien des raisons tangibles de baisser les bras. Mais l’espérance dépasse largement notre raison.
Je nous souhaite d’adopter ce regard sans nous lasser, même envers nous-mêmes, à l’image de Dieu pour nous.
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Après un an de flâneries, je réfléchis à la suite à donner à ces petites chroniques. Si vous avez des propositions, idées, suggestions de thématiques qui m’inspireront pour éventuellement poursuivre, n’hésitez pas à m’en faire part ici > https://forms.gle/v4xvyXLmKHMs5zya9